L’IUT2 vous souhaite une belle année 2020 !

Nous entrons cette année dans une nouvelle décennie : 2020 !

Pour célébrer celle-ci, l’IUT2 a organisé, comme chaque année, sa cérémonie des vœux, menée par le Directeur M. Lionel Filippi.

Personnels administratifs et enseignants étaient donc réunis ce jeudi 12 janvier, afin d’assister aux vœux puis de partager un repas tous ensembles.
Étaient également conviés : Yassine Lakhnech, président de l’Université Grenoble Alpes, Jean-Luc REBOUD, Directeur de l’IUT1, Bernard BOUSSIN, Jacqueline MASSON et Michel ISSINDOU, membres du conseil d’administration, Sandrine CHAIX, Conseil régional Auvergne Rhône-Alpes – Conseillère spéciale au handicap, Sylvie PELLAT-FINET et Anne BRAILLON, du CPME de l’Isère, Martine JULLIAN, de la Mairie de Grenoble et Membre du conseil d’administration, Béatrice LACROIX, de l’AFPI Pôle Formation Isere, Christian PERRIER, de l’OCPO EP, Philippe Tiersen, du CMA Isère, et Stéphane VALET, du MEDEF.

Les voeux de M. Filippi :

“Que cette année soit heureuse pour vous et vos proches, qu’elle soit l’année de la réalisation de vos projets les plus chers. Et bien évidemment avec la meilleure santé possible ! Nous avons une pensée particulière pour les collègues et leurs familles qui traversent des moments difficiles. Ces vœux sont particuliers à plus d’un titre : ils sont prononcés au moment où une réforme sans contours bien clairs a été annoncée et doit être mise en œuvre tambour battant. Ils sont prononcés au moment de la création de l’Université intégrée et de l’Ecole Universitaire de Technologie (EUT). L’incertitude est moins grande mais la tâche reste immense pour créer ces nouvelles structures. Enfin, ces vœux seront les derniers pour mon équipe et moi-même. L’IUT2 connaîtra un renouvellement de sa direction à compter du 1er septembre prochain. Bref, que de changements pour cette année 2020 qui sera celle d’une nouvelle ère. La question sera bien de savoir si 2020 sera une année de rupture ou de continuité !
Les défis de 2020 de l’IUT2 : Université intégrée, EUT, BUT…
L’idée de la troisième voie qui vise à ne pas opposer poursuites d’études et insertion professionnelle a été incontestablement le terreau pour imaginer la future Ecole Universitaire de Technologie. L’EUT sera une structure qui respectera les IUT dans leurs prérogatives et leurs spécificités. Nous avons en effet toujours pensé que la fusion des IUT aurait créé plus de troubles que d’avantages. Nos trois IUT sont foncièrement différents, l’un par sa culture secondaire et très UJF, l’autre par sa culture tertiaire et ex-UPMF et le troisième, par attachement viscéral à son territoire valentinois. Les fusionner aurait conduit à consacrer une énergie démesurée dans la création d’une nouvelle structure et non dans un projet fédérateur. Il est loin le temps où l’on pouvait céder à des caprices de peudo-rationalité organisationnelle : désormais, le temps des acteurs et leur disponibilité sont limités parce qu’ils sont sur-sollicités. Sur-sollicités par les exigences toujours plus élevées de la recherche, sur-sollicités par les exigences toujours plus fortes de la société, des parents et des jeunes, sur-sollicités par les attentes d’une qualité de la pédagogie toujours plus forte, sur-sollicités par des changements structurels incessants, sur-sollicités par une complexification des tâches de travail et le tout, dans un contexte de baisses de moyens toujours plus pressantes.
Notre énergie et notre temps sont rares et c’est pour cela que nous tenons à saluer les personnels pour votre implication dans notre institut malgré ce contexte difficile. Pour ce qui nous concerne, nous avons choisi de les consacrer à un projet qui nous apporte une réelle plus-value, le nous étant les étudiants, les personnels, les employeurs, le territoire. Ce projet de l’EUT a pour avantage de permettre un alignement de notre structure avec notre stratégie institutionnelle (et pour une fois, pas l’inverse !), celle de rendre possible la FTLV (formation tout au long de la vie) de tous les citoyens de notre territoire. L’EUT proposera dès lors des diplômes à bac +5 qui viendront enrichir notre offre de formation à bac+2 et bac+3. Cette offre de formation globale offrira la possibilité à toute personne de faciliter des allers et retours entre formation et expérience professionnelle. D’ores et déjà, l’EUT portera le DU professionnalisation qui a pour vocation de reconnaître les compétences professionnelles des équipes enseignantes et administratives engagées au service de la « professionnalisation ».
L’EUT sera peut-être amené à porter également des licences professionnelles suspendues 60 ECTS au même titre que les autres composantes universitaires. Ce sujet fait bien évidemment référence au BUT, dernière réforme en cours dont les contours ne sont pas encore bien définis. L’évolution de l’offre de formation est floue et l’impact sur nos DUT et LP actuels n’est pas clair. La perception qu’en auront les jeunes, les professionnels, nos futurs collègues a été à ce jour occultée. Les réformes du bac sont en cours, la réforme de la formation professionnelle également et la question de l’attractivité de nos structures pour les nouveaux personnels est mouvante. Sans parler bien évidemment des délais ahurissants qui nous sont imposés et de la nécessaire approximation de la démarche compétences proposée par l’ADIUT. Notre expérience montre qu’elle nécessite écoute et pédagogie et qu’elle ne peut être imposée à coup d’oukases sans s’assurer que les directions, les chefs de département et les collègues y soient associés. A titre personnel, j’avoue être dépité par ce projet même si je sais que nous saurons relever le défi grâce à l’anticipation dont nous avons su faire preuve.
L’IUT2, une institution en ordre de marche
Oui, l’IUT2 est en ordre de marche et ce, pour plusieurs raisons. Il a d’abord su consolider son héritage. 1) L’IUT2 est d’abord une institution toujours respectée au sein de l’Université : sa position forte occupée au sein de l’UPMF a été maintenue au sein de l’UGA et est en passe de l’être au sein de l’UI par la création de l’EUT. C’est certainement dû à notre force de caractère mais c’est surtout dû à notre capacité à ouvrir la voie sur de nombreuses innovations au sein de notre communauté universitaire. Nous pensons ici à notre réussite pour le PIA3, à notre capacité d’innovation dans les domaines organisationnels, pédagogiques ou encore managériaux. 2) L’IUT2 est respectueuse de ses personnels administratifs et a maintenu cet esprit famille en sécurisant quasiment tous les emplois grâce à sa bonne santé financière, en accompagnant les personnels dans leur projet de carrière, en donnant des conditions de travail matérielles satisfaisantes grâce à de nombreuses rénovations ou encore en les associant aux projets stratégiques de l’institution. 3) L’IUT2 a su préserver et consolider une gestion apaisée par une collégialité de la décision, par la transparence accrue des informations de toutes natures, par une réelle mise en œuvre d’une co-construction de la décision, par l’écriture de notre histoire institutionnelle. 4) L’IUT2 a su moderniser son héritage en renforçant sa capacité à innover pédagogiquement par la structuration d’un learning-lab, le lancement de journées pédagogiques avec les autres IUT, avec la création d’un appel à projets ou encore par le lancement d’une plateforme commune, en mutualisant ses cycles d’enseignement à distance pour en garantir la pérennité, en essaimant le semestre en anglais pour parvenir à la création d’une L3, en multipliant par deux le nombre de places en alternance pour dépasser la barre des 500. 5) Enfin l’IUT2 a maintenu en état ses infrastructures en investissant dans ses équipements et ses bâtiments.
Mais l’IUT2 a su également innover. 1) Nous nous sommes dotés d’une stratégie d’avant-garde autour de la notion de troisième voie, de notre volonté d’accompagner nos étudiants via un CCM, de création de convention avec les masters de l’Université et du renforcement des relations avec les milieux économiques via la création d’un club des entreprises. 2) Nous avons initié et structuré une démarche compétences avant tout le monde avant que cela ne devienne un impératif pour le réseau des IUT et un objectif pour notre université. 3) Nous avons rénové la gouvernance de l’IUT2 en instaurant des dialogues de gestion avec les départements et les services, en initiant un fonctionnement matriciel de l’institution par la création d’instances transverses (assemblée des chefs de service, des directions des études, des secrétaires de département, des secrétaires de scolarité, des enseignants PPP et désormais des chefs de département). 4) Une vision urbaine et architecturale a été structurée par le projet de piétonisation de la rue d’Arsonval, le conventionnement signé avec le Crous, le projet d’occupation du bâtiment Claude Bernard, le projet de banalisation de la cour intérieure du site Doyen Gosse. 5) Enfin, un ensemble de structures associatives a été créé pour permettre à la fois le mécénat, une visibilité du réseau des IUT sur la région AURA et un accroissement de notoriété des IUT grenoblois sur notre territoire. Ce sont toutes ces actions faites dans un contexte très restreint (-40% de dotations ministérielles en 10 ans) qui permettent nous l’espérons, d’aborder plus sereinement l’ensemble des chamboulements à venir.
C’est ce contexte-là qui va dessiner le profil de la nouvelle équipe de direction. Nous avons toujours eu pour conviction que c’est l’environnement qui en définit les contours. C’est bien le contexte qui va imposer que la prochaine équipe de direction connaisse en profondeur et personnellement les personnels administratifs de l’IUT2 pour continuer à travailler en harmonie et dans un climat de confiance. C’est ce contexte qui va imposer que la nouvelle équipe de direction ait une fine connaissance de nos formations et des métiers auxquels elles préparent. C’est ce contexte qui va imposer que la prochaine équipe de direction soit au fait de la démarche compétences et puisse la mener à son terme. C’est toujours ce contexte qui va exiger une fine connaissance de la formation continue et de l’apprentissage pour pallier les baisses de dotation. Et je sais aujourd’hui que l’IUT2 recèle en son sein les ressources humaines pour relever les défis des dix prochaines années. C’est donc heureux et apaisé que je me prépare à transmettre le flambeau pour le meilleur et pas pour le pire ! Et pour répondre à la question posée dans le propos liminaire : je pense que l’année 2020 sera pour l’IUT2 malgré les apparences l’année de la continuité et ce, grâce à la qualité de ses ressources humaines et sa capacité d’anticipation !”

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