Miléna et son expérience mitigée

Home  /  Témoignages  /  Miléna et son expérience mitigée

Miléna et son expérience mitigée

by lpbdan mars 3, 2016

Miléna
24 ans
Étudiante
Licence professionnelle BDAN en 2012/013

 

La licence professionnelle BDAN apporte des bases solides en organisation de la pensée sous un point de vue numérique et elle ouvre la porte de différentes spécialisations. Cependant, si vous voulez partir dans la lecture publique : armez-vous de courage et travaillez votre réseau, vos concours et votre détermination.

 

Les enseignements étaient intéressants pour la plupart et certains étaient même passionnants (je pense particulièrement à la sociologie des pratiques culturelles, qui en plus m’a beaucoup aidé pour les oraux de concours, ou la gestion de projet). La notation dans mes souvenirs était plutôt juste.

Le stage pour moi a été très difficile à trouver mais je pense que c’est le secteur de la lecture publique qui veut ça. J’ai passé un bon stage dans l’ensemble mais j’étais terriblement bloquée par la résistance au changement du personnel de bibliothèque et des élus face aux nouvelles technologies (site web, applications tablette, VaD, jeux vidéo… pas envie de changer, pas d’argent etc).

Globalement la BDAN a été pour moi une initiation et un aperçu de ce que peut être la mise en place d’un cahier des charges pour une application en bibliothèque.


 

Je vais être franche, je suis déçue des apports de la licence professionnelle pour ce niveau. La promesse était de pouvoir trouver un emploi dans le secteur de la lecture publique et du numérique mais finalement, malgré une très active recherche de ma part sur toute la France, je n’ai jamais eu de réponse positive. Je pense aussi que c’est un problème dû à la situation actuelle et de la crise des secteurs culturels publics (et aussi un peu la réticence de certains professionnels à s’ouvrir sur les nouvelles cultures et technologies, ce qui fait qu’il n’y a pas de poste).

Je n’ai jamais pu mettre en pratique mes connaissances de la licence professionnelle hormis en stage. Et je suis en colère contre les formations qui ne préviennent pas des difficultés dans la lecture publique ni du fait qu’en concours il est possible de se faire démonter parce qu’à 23 ans, on est trop jeune pour bosser en bibliothèque (catégorie B le concours). Bref, je suis un peu dégoûtée par la lecture publique mais cela n’engage que moi.


 

J’ai fait un stage à l’étranger tout de suite après la licence pendant 3 mois, sur un projet de numérisation de conférences. Ensuite, j’ai travaillé pendant 2 ans (beaucoup de petits boulots et de la recherche très active dans le domaine de la lecture publique). Comme je n’ai pas trouvé de travail dans ma branche, j’ai décidé de reprendre mes études à zéro en faisant un DUT Informatique en année spéciale pour me réorienter vers le développement multimédia/multiplateforme. Je compte continuer ensuite avec une licence pro pour me perfectionner dans certains langages de programmation et méthodes de développement.


 

En définitive, je trouve que la licence professionnelle BDAN apporte des bases solides en organisation de la pensée sous un point de vue numérique et elle ouvre la porte de différentes spécialisations, je ne regrette pas de l’avoir faite. C’est un bon moyen d’acquérir des notions pour comprendre et dialoguer avec des services informatiques ou des prestataires. Ou pour moi me donner l’envie d’aller plus loin dans la programmation et de changer de voie! Cependant, si vous voulez partir dans la lecture publique : armez-vous de courage et travaillez votre réseau, vos concours et votre détermination. Cela ne sera pas facile, mais c’est un peu le cas dans tous les domaines.

 

 

 

COMMENTS

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *