Rencontre avec Alvaro, volontaire européen au service des relations internationales

Ce mois-ci, rencontre avec Alvaro BUSTOS GIL, qui a intégré le service des relations internationales, en tant que volontaire européen, depuis début septembre :

D’où viens-tu exactement ?
Je viens d’Espagne, de Segovia, une petite ville dans le centre du pays.

En quoi consiste précisément ton travail au sein de l’IUT2 ?
Je suis un volontaire européen. J’organise des activités pour les étudiants et des ateliers, je les encourage à parler anglais et à améliorer leur niveau, mais pas seulement en anglais, parfois en espagnol. Un de mes buts est aussi de leur faire aimer l’anglais, au-delà des cours.

Peux-tu nous en dire davantage sur le statut de volontaire européen ?
L’Union Européenne propose ce programme où des volontaires de moins de moins de 30 ans peuvent postuler à plusieurs projets sur lesquels ils voudraient travailler, en Europe mais aussi dans d’autres pays extérieurs comme en Arménie, en Géorgie, au Maghreb… Une fois sélectionnés, leurs projets durent entre 1 et 12 mois, selon leur densité, et ils sont financés : nous recevons des aides qui nous permettent de vivre durant cette année à l’étranger, car nous ne percevons pas de salaire en tant que volontaire européen.

As-tu choisi l’IUT2, Grenoble, et la France, ou est-ce-que cela t’a été attribué ?
Oui je l’ai choisi ! J’ai sélectionné les projets éducatifs qui m’intéressaient le plus, j’ai postulé, et l’IUT2 à Grenoble en faisait partie : j’avais sélectionné la France, l’Arménie et la Slovénie.

Tu tenais à voyager en Europe ?
Oui ! (sourire) Je voulais mêler travail et voyage. Mais Grenoble était ma préférée depuis le début. C’est vrai ! Pour le lieu, pour le projet, j’étais très enthousiaste et je suis ravi qu’ils m’aient accepté.

Les montagnes aussi ?
Oh oui, ma ville natale est entourée de montagnes, donc ça me rappelle chez moi (sourire).

Quelles études as-tu faites ? Sont-elles liées au projet que tu portes ici ?
En partie, oui, car j’ai étudié beaucoup de choses différentes (rires). J’ai étudié la communication, puis un master de cinéma, spécialisé dans la rédaction du scénario, ce qui fait écho au projet Swede A Film que je réalise ici, que j’ai choisi de faire avec mon professeur. Ce n’est pas directement lié, mais je suis content de pouvoir donner des cours et d’échanger avec des élèves à cette occasion.

Peux-tu nous expliquer ce projet principal à l’IUT2, « Swede A Film » ?
Concrètement, les étudiants choisissent un film, un film connu, et ils doivent recréer une ou plusieurs scènes, pour un total de 4 à 6 minutes de vidéo par groupe. La condition est de le faire avec leurs propres moyens, « low-cost », c’est-à-dire avec ce qu’ils ont chez eux, ce qu’ils peuvent trouver en magasin : uniquement des choses vraiment accessibles et peu chères. Ils n’ont pas le droit aux effets spéciaux non plus, il faut créer avec ses mains ! Le but est que l’audience, quand elle verra le travail d’un groupe, devine le film imité, malgré la grande différence de budget entre les deux réalisations. Il y aura un concours avec un podium. C’est souvent un résultat très drôle.

Combien de temps dure l’ensemble du projet ?
J’ai commencé à travailler dessus mi-septembre, quand je suis arrivé ici, et le concours commencera début février, et terminera la première semaine de mars.

Pourra-t-on voir les résultats aussi ?
J’aimerais bien ! Je travaille encore sur le format final, sur la plateforme utilisée pour stocker les films. Nous avons 42 films en tout, donc les mettre sur une plateforme accessible à toute heure aidera au visionnage collectif. Nous allons également voir qui constituera le jury.

Quels films connus ont par exemple été choisis, que l’on se fasse une idée ?
Beaucoup de genres différents ! Pas mal d’horreur : l’Exorciste, « Ca »… L’avantage avec les films d’horreurs, c’est que lorsqu’ils sont « recréés » de cette manière, ils se transforment en comédie totale, grâce au contraste dû à l’absence d’effets spéciaux. Ceux qui font l’exorciste vont s’amuser ! (rires) On a aussi Star Wars, Pirates des Caraïbes, Titanic, mais aussi des films de danse comme Grease, Dirty Dancing.. C’est très varié.

Qui travaille sur ce projet avec toi ?
Il y a Gilles, du pôle Valorisation – Communication, car même si les étudiants font leurs films seuls, ils peuvent lui demander des conseils, sur le script et la réalisation, comme c’était la première fois pour beaucoup d’entre eux. Il m’a aidé sur la présentation du projet aux étudiants aussi. Il fera partie du jury, c’est sûr !

La plupart des étudiants font ce travail dans le cadre de l’un de leur cours, ou sur leur temps libre ?
Cela leur prend du temps au-delà des cours, donc c’est un choix et une motivation de leur part ! Certains doivent faire un rendu dans le cadre d’un cours et ont quelques heures de cours de base avec moi, mais en font davantage pour se concentrer sur leur film et produire un beau rendu. D’autres élèves encore le font de manière complètement optionnelle, uniquement pour le plaisir, et ils viennent tout aussi souvent que les autres, ce qui me fait plaisir !

En parallèle à ce projet, mènes-tu d’autres actions au sein de l’IUT2 ?
Oui, nous aidons les étudiants à développer leur capacité d’expression orale et d’argumentation en anglais, pour le jeu « Debate in English » proposé par l’IUT2. Je ne coordonne pas cet événement mais j’y prends part dans le développement. A côté de cela, je propose des ateliers réguliers, de la conversation, des jeux sur le vocabulaire, du visionnage de films… Et je souhaite développer d’autres choses après Swede A Film, donc rendez-vous en février !

Pour quelles raisons les élèves viennent-ils te voir, en dehors des ateliers ?
Ils peuvent venir me demander de l’aide sur l’anglais, sur un rendu de projet qu’ils ont en cours, pour du vocabulaire, de la prononciation, répéter une présentation orale, c’est parfois difficile pour eux au début ! J’essaie de leur donner confiance. Je trouve que souvent, ils ont un bien meilleur niveau d’anglais que ce qu’ils ne le pensent, mais ils ne s’en rendent pas compte parce qu’ils n’ont pas l’occasion de pratiquer beaucoup à l’oral. Ils le réalisent quand ils s’expriment en atelier ou en cours !

Est-ce-que les personnels administratifs et enseignants de l’IUT2 peuvent également venir te demander de l’aide ?
Absolument ! J’en serais ravi, n’hésitez pas à venir !

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