Vœux 2014

Chères et chers collègues!

C’est toujours avec plaisir que nous commençons une nouvelle année, porteuse d’espoir et d’optimisme pour chacun de nous et de nos proches. Les agapes et autres libations participent à la bonne humeur générale et nous font oublier un temps donné nos soucis personnels et  professionnels. Santé, joie, bonheur et prospérité, voici ce que nous pouvons nous souhaiter mutuellement !

Pour notre IUT2, l’année 2014 sera une année décisive : il revient à nous tous de décider de la place que nous souhaitons occuper au sein de la nouvelle université de Grenoble. Quelles missions  remplir ? Dans quelles conditions ? Avec qui ? Mais, si il y a bien une question à laquelle nous connaissons la réponse, c’est « pour qui » ? Dans ces périodes de changement, ne perdons pas de vue l’essentiel : former des étudiants et leur permettre une insertion professionnelle réussie. Profitons de ce temps des vœux pour établir un bilan de l’année écoulée et donner le ton de ce que pourrait être 2014.

Des changements confirmés pour notre IUT

L’année 2013 aura vu l’affectation des formations du PLG à l’IAE. Pour mémoire, ces formations ont été créées par l’IUT2, administrées par l’IUT2, financées par l’IUT2, c’est-à-dire par les équipes de l’IUT2. Le refus de se voir confier dès 2013 la licence générale en alternance parcours « comptabilité finance » avec un objectif d’insertion professionnel clair demeure incompréhensible. Cette incompréhension a été ravivée lorsque l’IAE a, in fine, décidé de ne pas ouvrir cette formation. Nous ne pouvons que nous interroger sur la volonté de ne pas affecter à l’IUT un niveau L3, en dehors des licences professionnelles. Est-il inepte de penser que les LP forment à des niches et qu’une licence générale en alternance offrirait un spectre d’insertion plus large ? Est-il incongru de penser que cet outil est indispensable quand il nous est demandé dans le même temps d’ouvrir le recrutement de nos formations ?

Notre IUT a également connu en 2013 une baisse de son budget de fonctionnement. Le COM signé en 2012 a été abandonné pour un nouveau COM qui entérine cette baisse. Des économies ont pu être toutefois réalisées grâce à une restructuration progressive et continue de nos règles de gestion : centralisation de certaines dépenses, rigueur dans la construction budgétaire, audit financier des départements, amélioration du respect de certaines procédures (heures, vacataires, vacations administratives….) sont autant de chantiers qui ont porté leur fruit sans que les maquettes pédagogiques n’en pâtissent. Ces mesures d’économie et de rationalisation ont été concomitantes à la recherche de ressources financières externes : c’est ainsi que le budget 2014 est encore à l’équilibre grâce à l’amélioration du chiffre d’affaires de l’IUT2 de formation continue et d’apprentissage qui compense la baisse du budget alloué par l’université. Ces tensions budgétaires questionnent l’équilibre de nos missions individuelles et collectives : comment concilier dans ces conditions les missions administratives, pédagogiques et scientifiques ? Comment remplir dans ces conditions notre mission de professionnalisation ?

Un IUT réactif et constructif !

Cette année aura connu des AG et manifestations des personnels de l’IUT2. L’adoption de la nouvelle Loi ESR nous a mobilisés au mois de mai dernier. Trois motifs à cela : elle ne  revient pas sur l’autonomie des universités donc sur la suppression du fléchage des moyens par le ministère. Elle n’organise pas de façon précise la place des IUT dans les futurs regroupements des universités. Enfin, elle prévoit l’instauration de quotas d’accueil des bacheliers technologiques. C’est ainsi que nous nous sommes retrouvés devant le rectorat mais aussi devant le sénat pour faire entendre notre voix. Afin que cet élan ne reste pas vain, les directions des IUT1 et 2 ont rédigé un projet alternatif et l’ont soumis directement à notre ministre par l’intermédiaire efficace de notre président du conseil, Jean-Luc Bodin. C’est ainsi qu’une rencontre avec le recteur a été possible afin d’expliquer l’état d’esprit de nos équipes, à savoir, défendre les IUT certes, mais également être force de proposition !

Tout ceci a abouti à une rencontre avec nos deux présidences d’université de l’UPMF et de l’UJF. Elle est la première de plusieurs autres. Cette commission ad hoc qui réunit les directions des IUT et les présidences des universités, doit aboutir à la définition de la place particulière des IUT dans la future université de Grenoble. Devenir l’arc-boutant de la professionnalisation est résolument notre objectif. La construction de cette nouvelle université doit être l’occasion de gagner le droit de diplômer à Bac+3 tous les profils des étudiants accueillis à l’université en collaboration avec les autres composantes. Si la LUT appartient désormais au passé depuis le refus renouvelé du ministère de rouvrir ce dossier, il devient indispensable d’imaginer d’autres voies d’insertion professionnelle qui dépassent le cadre contraignant de la licence professionnelle. C’est dans cet état d’esprit que les IUT du sillon alpin entendent participer et jouer le rôle d’une réelle force motrice dans la construction de la nouvelle université de Grenoble (UGA : Université Grenoble Alpes).

De l’IUT de demain à l’UGA

Les réflexions menées dans le cadre du projet IUT de demain ont grandement servi et contribué à notre réactivité pour être force de proposition pour notre ministre. Oui, cette fois-ci on y est : le projet IUT de demain sera diffusé dans sa version finale au premier trimestre de 2014. Si la première version distribuée l’été dernier mettait en exergue les réflexions des départements, la version finale les combinera avec celles des services. Nous disposerons ainsi d’un document qui permettra à notre communauté de partager une vision commune, d’en organiser un fonctionnement coordonné et de percevoir la mise en œuvre concrète des projets stratégiques. D’ores et déjà, il n’aura échappé à personne que les premiers résultats tangibles de ce travail collectif sont la définition d’axes stratégiques clairs, la formalisation d’une troisième voie n’opposant plus insertion professionnelle et poursuites d’études, un rapport à l’étudiant avant, pendant et après son passage à l’IUT, un suivi des personnels Biat individualisé, l’instauration de dialogues de gestion avec les services et les départements, la création de services innovants tels que le learning lab, le service valorisation ou le PPEM (service « positionnement, premier emploi, mobilité »), la mise en œuvre de l’assemblée des directeurs des études…

Cette année verra la concrétisation de nombre de ces projets. Une synthèse sera présentée devant chaque département et service de façon à ce que chacun puisse s’approprier le contenu de cette réflexion collective et en être un acteur. C’est grâce à cela que notre IUT est prêt pour entamer le nouveau défi qu’est la construction de l’Université de Grenoble. Ce nouveau défi mobilisera toute notre énergie : c’est une chance historique pour notre IUT de devenir définitivement un acteur de la professionnalisation à Bac+3 et d’être rattaché sans ambiguïté à l’université. Hors de question que nous soyons contingentés à un rôle de seconde zone, hors de question que nous soyons assimilés à une formation technique de l’Université. A nous de montrer qu’il est possible, si on nous en donne les moyens, de relever le défi de la professionnalisation à l’Université !

Vive 2014 !

Pour l’équipe de direction de l’IUT2,

Lionel Filippi

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